Brèves

15/12/2016 – Russie : élu, Alexeï Navalny demandera un référendum sur la Crimée

L’opposant Alexeï Navalny, candidat depuis mardi aux élections présidentielles russes de 2018, a déclaré qu’en cas de victoire il mettra en place un référendum « honnête et transparent » sur le statut de la Crimée.

« Un procédure a bien été mis en place là-bas, on l’a appelée référendum mais personne n’y croit. C’est pour cela que la Crimée n'est pas reconnue, ne se développe pas et ne se développera pas dans un avenir proche », a-t-il affirmé. Navalny estime nécessaire de demander « l’expression de la volonté réelle des habitants de la Crimée ».

Source : http://www.unian.net/politics/1679856-navalnyiy-rasskazal-o-sudbe-kryima-v-sluchae-ego-izbraniya-prezidentom-rf.html

14/12/2016 - Russie : une vingtaine de régions menacent de se retrouver en défaut de paiement

Dans son rapport annuel sur la situation économique des régions russes, l’agence de notation Standard & Poor's affirme qu’une vingtaine d’entre elles pourraient ne plus être capable de rembourser leurs dettes d’ici 2019.

Le gouvernement russe prévoit de réduire près de sept fois le montant des crédits attribués aux régions d’ici trois ans. Selon Standard & Poor's cela mettrait en péril le budget d’un certain nombre de territoires, dont l’Oblast d'Astrakhan, la République d’Ossétie du Nord ou encore les Républiques de Carélie et de Mari El. Ces derniers se trouvent déjà dans une situation très préoccupante. Cette année, la dette totale des régions a un peu diminué, mais les dettes contractées par les dix plus pauvres d’entre elles ont augmenté.

La loi autorise le gouvernement fédéral à introduire un contrôle externe sur la gestion financière d’une région en faillite. Pourtant, cet outil n’a jamais été utilisé, l’administration fédérale n’étant pas préparée à cette tâche, en termes d’infrastructures et de ressources humaines.

Source : http://www.ng.ru/economics/2016-12-14/1_6884_defolt.html

13/12/2016 - Kazakhstan : le Président Nazarbaev amnistie 28 000 personnes

A l’occasion de la célébration des 25 ans de l’indépendance du Kazakhstan, le Président a signé une loi d’amnistie qui devrait concerner plus de 28 000 personnes, réparties en quatre catégories.

La première regroupe 1500 personnes condamnées pour des délits mineurs qui verront leur peine réaménagée. La deuxième concerne 11 000 personnes condamnées à des peines de restriction de liberté, à des séjours en centres de rééducation par le travail et à des amendes, qui seront totalement exemptées de ces sanctions. Les troisièmes et quatrièmes catégories sont composées des personnes dites « socialement vulnérables » (femmes enceintes, femmes avec des enfants, mineurs, handicapés, personnes âgées) qui verront leurs peines réduites ou abolies selon la gravité de leurs crimes.

Néanmoins, cette grâce ne concernera pas les personnes condamnées pour crimes sexuels et pédophilie, terrorisme et extrémisme, torture, crime en bande organisée, ou incitation à la haine ethnique, ainsi que les récidivistes et les personnes jugées « socialement dangereuses ».

Source : https://tengrinews.kz/kazakhstan_news/nazarbaev-podpisal-zakon-ob-amnistii-308143/

12/12/16 - Inquiétudes après une marche anti-ukrainienne en Pologne

L'association des ukrainiens de Pologne a exprimé sa préoccupation après la rhétorique anti-ukrainienne observée lors d’un défilé dimanche dans la ville de Przemyśl, à l’est de la Pologne. À l’occasion d’une fête patriotique, organisée entre autres par des organisations d’extrême droite, cette manifestation a été le théâtre de comportements hostiles à l’égard de la population ukrainienne en Pologne.

Depuis 2015, de plus en plus d’ukrainiens choisissent de partir en Pologne pour des raisons économiques ou à cause du conflit dans le Donbass.

Source : Novoe Vremia - http://nv.ua/ukraine/events/ukraintsy-polshi-vyrazili-protest-antiukrainskomu-marshu-v-peremyshle-321896.html 

11/12/16 - Rencontre secrète entre Savtchenko et les leaders des séparatistes du Donbass ?

La députée ukrainienne Nadejda Savtchenko, ancienne prisonnière de guerre, se serait rendue secrètement à Minsk le 7 décembre pour y mener des négociations avec les leaders des deux républiques séparatistes du Donbass. Selon les informations de Liga, qui s’appuie sur trois sources, la rencontre aurait été organisée par le FSB russe. Nadia Savtchenko s’est refusée à tout commentaire.

Cette rencontre aurait eu lieu en parallèle de la réunion du groupe de contact de l’OSCE, au cours de laquelle a été négociée la question d’un échange d’otages. Les familles personnes détenues s’inquiètent de l’inefficacité de l’action menée par le gouvernement dans ces réunions. Elles font pression sur le gouvernement pour qu’il engage des négociations directes avec les représentants de des républiques séparatistes, ce qui équivaudrait, selon le journal Liga, à minimiser le rôle de Moscou dans le conflit et forcerait l’Ukraine à reconnaitre les territoires séparatistes.

Source : Liga http://news.liga.net/articles/politics/14035237-igry_fsb_zachem_savchenko_tayno_ezdila_v_minsk.htm

08/12/2016 - L’Ukraine négocie un échange de prisonniers avec les sépératistes du Donbass

Mercredi 7 décembre, la vice-Présidente de la Rada, Irina Geraschenko, a déclaré que les autorités ukrainiennes étaient prêtes à un échange de prisonniers avec les séparatistes. L’Ukraine propose la libération immédiate de 42 Ukrainiens contre 228 individus demandés par les séparatistes de Donetsk. Ces derniers ont annoncé être prêts à libérer huit Ukrainiens. Irina Gerachenko affirme qu’elle continuera à travailler « pour la libération de tous les autres ». Les négociations se déroulent actuellement à Minsk.

Source : http://gazeta.ua/ru/articles/politics/_geraschenko-podelilas-podrobnostyami-peregovorov-v-minske/739411

 

 

06/12/2016 – Russie : un journaliste ukrainien demande à Hollande d'intervenir pour sa libération

Détenu de façon arbitraire à Moscou, le correspondant de l'agence de presse Ukrinform à Paris, Roman Souchtchenko, a demandé au président français de lui venir en aide.

 « Monsieur le Président, je vous demande de prendre part à la détermination de mon destin. Le destin d'une personne qui est otage d'une guerre et d'un conflit déclenché par la Russie ». Arrêté le 30 septembre en Russie, le journaliste Roman Souchtchenko s’est adressé au chef de l'Etat français depuis la maison d'arrêt de Lefortovo à Moscou. La justice russe vient de prolonger son délai d’emprisonnement.

Dans cette lettre, Roman Souchtchenko affirme également que, par son activité de journaliste, il essaie de promouvoir du mieux possible des relations amicales et de partenariat entre l'Ukraine et la France. L'homme souligne que sa famille et lui estiment hautement la France, qui selon eux a apporté une aide maximale à l'Ukraine lors du conflit avec la Russie.

L'avocat du journaliste ukrainien, un défenseur des droits de l'homme réputé, Roman Feyguine, a transmis au président Hollande la semaine dernière la lettre de Souchtchenko à Paris par l'intermédiaire d'un représentant plénipotentiaire du ministère des Affaires étrangères français.

Le Quai d'Orsay a assuré à l'avocat que la lettre serait transmise au cabinet du chef de l'Etat.

C.C.

Source : http://www.ukrinform.ru/rubric-svobodususenko/2133425-susenko-prosit-ollanda-sodejstvovat-ego-osvobozdeniu.html

02/12/2016 - Dans le Donbass, Lougansk accuse Kiev de coupures d'eau

La « République Populaire de Lougansk » (RPL) affirme connaître des difficultés d’approvisionnement en eau. Certains quartiers de la ville seraient seulement approvisionnés pendant quelques heures le soir. La RPL accuse l'Ukraine d'avoir volontairement coupé le robinet d'eau courante. Ces coupures avait déjà été notifiées lors de réunions du groupe de Minsk. Elles s'expliqueraient par la dette contractée par la « République de Lougansk » à l’égard de l’État ukrainien.

A Donetsk, des échanges de tirs ont en outre endommagé une station de filtrage, privant la ville et les villages alentours d’eau pendant plusieurs heures. La détérioration des infrastructures publiques suite au conflit reste un problème majeur pour les populations habitant encore dans la région. 

Sources : Novosti Donbassa - http://novosti.dn.ua/news/263978-chast-luganska-budet-poluchat-vodu-tolko-po-vecheram-lnr & Segodnya http://www.segodnya.ua/regions/donetsk/doneck-ostalsya-bez-vody-775393.html

02/12/2016 - Ankara ratifie la construction du Turkish Stream avec Moscou

Jeudi 1er décembre, le parlement turc a ratifié l'accord avec la Russie sur le projet de construction du gazoduc Turkish Stream à travers la mer Noire.

210 députés turcs ont voté en faveur de ce texte, signé le 10 octobre. L’accord prévoit la construction de deux segments du gazoduc, qui pourront transporter jusqu’à 15,7 milliards de m3 de gaz destinés au marché turc et européen. Ces sections devraient voir le jour avant décembre 2019.

Le projet « Turkish stream » remplacera le projet « South Stream » soutenu par l'Union européenne et abandonné il y a deux ans, alors que les relations russo-turques se réchauffent après la crise de 2015.

Source : http://lb.ua/economics/2016/12/02/352356_turtsiya_ratifitsirovala_dogovor.html

30/11/2016 - Entente sur un plan de relance économique russo-moldave

Un mois avant la prise de fonction du nouveau président moldave, le pro-russe Igor Dodon, le gouvernement moldave s'est entendu avec la Russie sur un plan de développement des relations économiques entre les deux pays. Le 29 novembre, ce projet a été négocié lors d’une rencontre à Moscou entre le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozin et l’actuel ministre de l’Economie moldave, Octavian Calmîc.

Ce plan vise à relancer des échanges économiques mises à mal depuis l’accord de libre-échange signé entre la Moldavie et l’Union Européenne en 2013. Depuis ce rapprochement entre Bruxelles et Chisinau, Moscou impose d’importantes taxes sur plusieurs types de produits venant de Moldavie et applique un embargo sur les produits viticoles et horticoles. Le plan adopté par les deux pays prévoit un assouplissement des conditions d’accès des produits moldaves au marché russe.

Le plan prévoit également des rencontres régulières entre les deux pays auxquelles pourront s’ajouter des rencontres extraordinaires en cas de conflit entre les obligations moldaves envers l’UE ou la CEI. Des représentants de la région séparatiste de Transnistrie et du territoire autonome de Gagaouzie seront conviés à ces réunions.

Une question reste en suspens : celle de l’énergie et des dettes de la Moldavie et de la Transnistrie à l’égard de Gazprom, qui s’élèveraient respectivement à 477 millions d'euros et 4,5 milliards de dollars. A ce sujet, Dmitri Rogozin a déclaré qu'Igor Dodon, élu le 13 novembre dernier, pourrait donner l’élan de coopération nécessaire pour résoudre cette question.

Source : http://kommersant.ru/doc/3156892

29/11/16 - Russie : vers la suppression du parrainage aux élections des gouverneurs ?

Une proposition de loi visant à supprimer le parrainage municipal pour les candidats au poste de gouverneur sera bientôt examinée par la Douma sur proposition des communistes. Les auteurs du projet de loi estiment que l'annulation de ce « filtre » pourrait ouvrir la voie à l’élection de partis d’opposition et favoriserait la libre participation aux élections.  

L’élection directe des gouverneurs a été rétablie en 2012, suite à une période pendant laquelle ils étaient nommés sur proposition du président. En 2012, la Douma a introduit ce « filtre municipal », obligeant tous les candidats à obtenir 5 à 10% de signatures des députés municipaux pour pouvoir se présenter à l’élection.

L’introduction de ce système de parrainage avait entraîné de vives critiques : des députés du parti communiste et de Russie Juste avaient saisi la cour Constitutionnelle, estimant qu’il limitait le droit aux citoyens d’être élus.

Les experts estiment de leur côté que le filtre limite la concurrence politique, les petits partis n’ayant pas de réseaux municipaux suffisamment développés pour parvenir à réunir les signatures.

Source : Moskovskiy Komolets  http://www.mk.ru/politics/2016/11/29/gosduma-rassmotrit-zakonoproekt-ob-otmene-municipalnogo-filtra-na-vyborakh-gubernatorov.html

29/11/16 - Russie : des cours de « culture orthodoxe » à l’école ?

Malgré l’avis négatif des experts sur le projet initial présenté cet été par l’Académie de l’éducation, une version modifiée d’une directive visant à instaurer des cours de « culture orthodoxe » à l’école est actuellement en discussion. Selon l’issue de ces discussions, qui devraient durer jusqu’au 30 novembre, les écoles russes recevront des directives fédérales pour la mise en place de ce cours pour les classes allant de la 1ère à la 11ème classe (de l’école primaire à la terminale ndlr).

En février 2015, le patriarche Cyrille avait suggéré au ministère de l'Education d’élargir le cours « Fondements des cultures religieuses et de l'éthique laïque » enseigné en quatrième classe. Le programme obligatoire avait ainsi été complété par le cours « Fondements spirituels de la culture des peuples de Russie ».

Le projet propose un nouveau bloc de cours facultatifs, visant à encourager les « orientations chrétiennes orthodoxes » chez les enfants. Divisés en trois parties selon les classes, les sujets d’étude sont vastes : « le Bien et le mal dans la tradition orthodoxe » ou encore « déformation de l'interprétation des textes bibliques par les sectes ».

Les représentants des trois confessions majoritaires en Russie ont mis en garde contre l'introduction de l’orthodoxie à l’école. Contacté par Kommersant, le représentant du Synode pour l'éducation religieuse contredit l'hypothèse de la violation d'une disposition constitutionnelle sur le caractère laïc de l’éducation : « il ne faut pas confondre la laïcité et l’irréligiosité. L’éducation morale basée sur la tradition et de la vision du monde de la Russie orthodoxe, menée en accord avec les préférences des parents de l’enfant n’est pas contraire à la législation nationale, ni aux pratiques adoptées à l'étranger ».

Source : Kommersant http://kommersant.ru/doc/3156063

28/11/16 - Ukraine : Le président appelle à la reconnaissance de l'Holodomor comme génocide

A l’occasion des commémorations de Holodomor marquant le 85ème anniversaire de la famine, le président Porochenko a appelé le ministère ukrainien des Affaires étrangères à redoubler d’efforts pour obtenir la reconnaissance de génocide du peuple ukrainien par la communauté internationale.

En 2006, la Rada avait elle-même reconnu le génocide pour cette période ayant conduit à la mort de 3 à 7 millions de personnes, selon les estimations.

Source : Levy Bereg  http://lb.ua/news/2016/11/26/351847_poroshenko_poruchil_mid_dobivatsya.html

28/11/16 - Kazakhstan : Sept peines de prison à vie pour terrorisme

La cour criminelle d’Akotbe a rendu son verdict dans le procès pour terrorisme suite à l’attaque d’Aktobe en juin dernier.

Un groupe d’hommes armés avait attaqué deux armureries et une unité militaire à Aktobe, faisant 6 morts, dont 3 civils. Au cours de la chasse à l’homme qui a suivi, 18 assaillants avaient été tués par la police.

Sept membres du commando ont ainsi été condamnés à la prison à vie et voient tous leurs biens confisqués. Ils sont reconnus coupable de coupables de crime organisé, vol d’armes, meurtre, incitation à la haine sociale, nationale ou religieuse, kidnapping et participation à des actes terroristes. Deux autres accusés se voient attribués des peines de 20 ans de prison et 22 ans de colonie pour crime grave et atteinte à la sécurité et à l’ordre public.

Source : AkiPress : http://akipress.com/news:585801/

17/11/2016 Ukraine : quel avenir politique pour Mikheil Saakachvili ?

Moskovskii Komsomolets fait le point sur les perspectives politiques de Mikheil Saakachvili après sa démission du poste de gouverneur d’Odessa.

Mikheil Saakachvili n’en finit pas de faire parler de lui, alimentant les rumeurs sur son avenir politique. Selon le leader de la révolution des roses, Petro Porochenko prévoirait de le déchoir de sa nationalité ukrainienne.

Immédiatement après sa démission, Mikheil Saakachvili avait annoncé la création de la Plateforme des Nouvelles Forces, parti politique censé former une nouvelle élite dirigeante ukrainienne en vue des prochaines élections à la Rada. Entre-temps, la Géorgie avait demandé le retour de son ancien président, accusé d'abus de pouvoir et détournement de fonds publics. La constitution ukrainienne interdisant l’extradition de ses ressortissants, cette demande avait été rejetée par Kiev.

Les experts interrogés par MK estiment qu’il sera difficile pour les proches du président ukrainien de mettre Mikheil Saakachvili hors-jeu. Celui-ci ayant choisi d’accuser les représentants de l’Etat de corruption, ou de freiner les réformes ne s’est pourtant pas fait que des amis à Kiev. Vladimir Novikov interrogé par le quotidien l’affirme : « si Mikheil Saakachvili veut une position politique digne de ses ambitions en Ukraine, il doit devenir le principal rival de Petro Porochenko ».  Ainsi, ce ne serait pas pour le président que Mikheil Saakachvili représenterait la plus grande menace, mais plutôt pour les autres membres de l’opposition, tels que Iulia Timochenko ou Oleg Liachko. Enfin, son retour en Géorgie semble plus que jamais compromis, après la défaite de son parti, le Mouvement national uni, aux élections législatives d’octobre dernier.

Source : http://www.mk.ru/politics/2016/11/17/saakashvili-lishitsya-ukrainskogo-grazhdanstva-i-uedet-zhit-v-ssha.html

16/11/2016 La Russie se retire du processus de ratification de la Cour Pénale Internationale

La Russie refuse désormais de ratifier le statut de Rome, qu’elle a pourtant signé il y a 16 ans. Deux jours avant la publication de ce décret, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a publié un rapport d’enquête sur les événements en Ukraine, constatant l'existence d'un conflit armé entre la Russie et l'Ukraine et faisant état de nombreux crimes commis en Crimée et à l'est de l'Ukraine depuis la fin février 2014. C’est la première fois qu’une instance internationale qualifiait ces évènements de conflit armé entre deux Etats.

Le ministère des Affaires étrangères russe a commenté la décision de ne pas ratifier le Statut de Rome en mettant en cause son indépendance. Cette déclaration souligne également le mécontentement de la Russie concernant l’enquête de la CPI sur les événements en Ossétie du Sud d'août 2008.

Novaia Gazeta s’interroge sur la compétence de la Cour dans le cas de l’Ukraine, malgré l’absence de ratification russe. Les experts interrogés estiment que la compétence de la CPI pourrait être potentiellement étendue à toutes les personnes qui ont participé aux événements en Ukraine, qu’ils aient été engagés auprès d’une partie ou de l’autre. L’avocate Karina Moskalenko rappelle en effet que dans le cas d’un conflit opposant un Etat reconnaissant la compétence de la Cour et l’autre non, la Cour peut tout de même agir dans certaines conditions. Cependant, seuls les cas d’accusation de crime de guerre ou de crimes contre l’humanité peuvent entraîner une extradition.

Les crimes mis en cause par l’enquête sur la Crimée font état de graves violations des droits de l’homme : déplacements forcés, enlèvements, mauvais traitements à l'égard des détenus, arrestations illégales, obligation de service militaire…

Dans tous les cas, le processus d’enquête préalable à l'inculpation et à la délivrance de mandats d'arrêt peut prendre des années. L'effet principal des conclusions de cette enquête est symbolique, par la reconnaissance juridique de l’existence d’un conflit armé entre la Russie et l'Ukraine, en Crimée et à l'est de l'Ukraine.

Source : Novaia Gazeta https://www.novayagazeta.ru/articles/2016/11/16/70557-pochemu-rossiya-otkazalas-ratifitsirovat-rimskiy-statut-mezhdunarodnogo-ugolovnogo-suda

14/11/2016 Mise en place de l’arche de protection du réacteur 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl

Le service de presse de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement a annoncé le 14 novembre le début du processus de mise en place de l’arche sur l’unité 4 de la centrale de Tchernobyl. Longue de 165 m, haute de 110m et pesant plus de 36 000 tonnes, l’arche est la plus grande structure mobile jamais construite. Elle sera mise en place progressivement sur les structures déjà existantes au-dessus du réacteur, par un système de roues hydrauliques, au cours d’une opération qui durera environ 4 jours.

Ce nouvel édifice permettra de protéger le premier sarcophage et de mener des opérations risquées de décontamination et de démantèlement, au sein de zones dédiées à l’intérieur même de l’arche. La structure de l’arche a été construite en deux parties puis assemblée sur le site en 2015. Sa durée de vie est estimée à 100 ans et aura coûté 1,5 milliard d’euros.

(Interfax-Oukraïna) http://en.interfax.com.ua/news/economic/383804.html

 

14/11/2016 - Russie : de nouvelles responsabilités économiques pour les gouverneurs ?

Un édito de Vedomosti revient sur une réunion du présidium du Gossoviet (Conseil d’Etat) qui a proposé d’évaluer le travail des gouverneurs en fonction de la situation économique de leurs régions. Pour le quotidien d’affaires, en procédant de cette façon, « [le gouvernement] essaye de mettre ses échecs sociaux-économiques sur le dos des autorités régionales ». Ces dernières – face à des moyens en stagnation et au creusement du déficit public – seraient alors poussées à « des accords non-formels avec des entreprises pour la création de fonds tacites ». Sous-entendu : ces nouvelles exigences pourraient encourager la corruption et les montages financiers douteux. Une telle responsabilité, selon l'éditorialiste de Vedomosti, pourrait également favoriser l’éviction de gouverneurs devenus gênants.

Source : http://www.vedomosti.ru/opinion/articles/2016/11/14/664715-gubernatori-otvetyat

14/11/2016 - Ce que ne devrait pas dire Hollande de Poutine

Le journal Novaya Gazeta s’est intéressé aux déclarations de François Hollande sur Vladimir Poutine parues dans le désormais célèbre livre « Un Président ne devrait pas dire ça… » (Stock, 2016). On y découvre un président français plutôt sévère à l’égard de son homologue russe qu’il qualifie « d’autocrate » dont le système tient sur « l’oppression, la force et la peur ».

F. Hollande estime toutefois que leurs relations ne sont pas « les pires entre deux leaders » et croit que « Poutine écoute la voix de la raison et [sent] le rapport de force ». Selon Hollande, Poutine ne peut ainsi ne pas savoir que « s’il se passe encore quelque chose en Ukraine », alors « il y aura de nouvelles sanctions, des armes seront livrées aux Ukrainiens et ils rejoindront l’OTAN ».

Novaya Gazeta rapporte par ailleurs une « information exclusive » qu’aurait transmise Vladimir Poutine au chef d’Etat français au lendemain du référendum grec de 2015 sur la sortie de l’euro. « La Grèce nous a demandé d’imprimer des drachmes en Russie car elle ne possède plus ses propres machines à billets », aurait dit le chef du Kremlin à son homologue par téléphone. Après une courte conversation où Hollande affirme comprendre ce choix « souverain » de la Grèce, Poutine lui fait part de sa décision : « Je veux seulement te donner cette information pour que tu comprennes que ce n’est pas du tout notre intention ». Puis raccroche le combiné.

Source : https://www.novayagazeta.ru/articles/2016/11/12/70505-kakie-tayny-vydal-olland-i-pochemu-emu-ugrozhayut-impichmentom

14/11/2016 - Peskov : « Il n’y a rien qui unisse Poutine et Trump »

Dans une courte interview au quotidien Moskovskii Komsomolets, Dmitri Peskov nuance le fait que Donald Trump pourrait ouvrir une relation bien plus fluide entre la Russie et les Etats-Unis. « Nous n’attendons rien [de Trump], nous partons seulement du fait qu’il a annoncé sa volonté de discuter. Dieu soit loué si cette volonté se confirme », a affirmé le porte-parole du Kremlin. Toute en rappelant que l’administration Obama sera encore au pouvoir pour deux mois, Peskov a défini les relations russo-américaines comme étant dans un « état déplorable » et s’est refusé à des pronostics optimistes : « Bien entendu, les mésententes vont continuer, les disputes également, ainsi que les conflits d’intérêts ».

Source : http://www.mk.ru/politics/2016/11/13/dmitriy-peskov-net-nichego-chto-rodnit-putina-i-trampa.html