Les « invisibles »: Le cas des femmes azéries de Géorgie

(Article - 09/2013)

Une minorité azérie vit en Géorgie, dans la région frontalière de l’Azerbaïdjan, la Kvémo Kartlie. Les Azéris de Tbilissi, intégrés dans la société géorgienne, ne peuvent être comparés aux Azéris ruraux, isolés sur plusieurs plans. 45% de la population de Kvémo Kartlie est ainsi azérie, minorité qui pratique un islam chiite, parle l’azerbaïdjanais (langue turcique), et pas ou très peu le géorgien. La situation des femmes azéries est particulière à bien des égards, du fait de leur rôle primordial pour l’économie domestique, comme des discriminations cumulées dont elles sont victimes.

La Kvémo Kartlie, frontalière de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, est une région économiquement comme politiquement peu intégrée à la Géorgie. Sa population azérie, jugée « loyale » par les autorités géorgiennes, vit comme repliée sur elle-même, particulièrement dans les zones rurales. Cette situation de marginalisation explique la présence d’une multitude d’ONG, internationales comme nationales, qui gravitent autour des questions d’intégration économique et sociale de cette minorité ethnique et religieuse. Parmi ces associations, quelques-unes s’attachent à assister les femmes et les jeunes filles azéries, qu’elles jugent particulièrement (suite...)