Vladimir Maïakovski et le fracas assourdissant de la révolution, Entretien avec Camille Pech de Laclause

 

 

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Poète et dramaturge, Maïakovski a incarné et continue d'incarner aujourd'hui le poète révolutionnaire. Dans une immédiateté qu'on lui dit coutumière, ce dernier se lança corps et âme dans le bal révolutionnaire des premiers jours, qu'il s'efforça, par la suite, de faire revivre dans son œuvre. 

 « Moi, c'est du ciel poétique que je plonge en plein communisme » - écrira-t-il en 1925.

Cependant cette image de chantre de la révolution bolchevique que l'histoire soviétique s'est empressée d’encenser après sa mort, ne constitue qu'une des facettes du personnage.

Moderniste avant tout, sa révolution n'est pas uniquement politique mais littéraire et se doit de s'étendre au rapport entre les individus, au mode de vie, à l'amour tel qu'il se conçoit ...

Instigateur du futurisme, Maïakovski voua une haine aux canons classiques, au mode de vie petits bourgeois et à l'étroitesse du quotidien. Sa poésie, il la répandra lors de nombreux voyages à travers toute l'URSS, voyages lors desquels il déploie ses talents d'orateur.

Provocateur, paradoxal, Vladimir Maïakovski cachait sous un physique de géant une extrême fragilité.

Désillusion politique face au totalitarisme qui se mettait en place en Union soviétique, ou échec de sa vie amoureuse, ce géant hypersensible se tira une balle en plein cœur en avril 1930.

Invitée : Camille Pech de la Clause évoque avec Gare de l'Est le souvenir du grand Maïkovski et offre une lecture de son œuvre.

 

Préparation et présentation : Thomas Kox